Pour patienter en beauté

oreilles

De Maria Ernestam

Eva cultive ses rosiers. À cinquante-six ans, elle a une vie bien réglée qu’elle partage avec Sven. Quelques amies, des enfants, et une vieille dame acariâtre dont elle s’occupe. Le soir, lorsque Sven est couché, Eva se sert un verre de vin et écrit son journal intime. La nuit est propice aux souvenirs, aussi douloureux soient-ils. Peut-être aussi la cruauté est-elle plus douce lorsqu’on l’évoque dans l’atmosphère feutrée d’une maison endormie. Eva fut une petite fille traumatisée par sa mère, personnage fantasque et tyrannique, qui ne l’a jamais aimée.
Très tôt, Eva s’était promis de se venger. Et elle l’a fait, avoue-t-elle d’emblée à son journal intime.
Un délicieux mélange de candeur et de perversion.

Quand le bilan de sa vie s’écrit dans un journal intime offert par sa petite fille, le constat peut être douloureux. Pages après pages les traumatismes referont surface et perturberont l’équilibre d’Eva qui livre également un constat sur les effets pervers de l’éducation. C’est avec humour quelle sauve le récit de ce drame. Un roman que j’ai adoré, hyper bien écrit et d’une grande intensité psychologique, c’est avec regrets que j’ai fermé la dernière page.

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